Le 27/3/2012, 14:32
Logement à Puteaux : une résidence des étudiants pour quelques supers privilégiés

Il y a quelques jours, j’ai appris que la mairie UMP de Puteaux, réputée pour sa dérive morale et la virulence de son comportement en cas de pointage des problèmes de conflits d’intérêts afférents, menaçait en justice Christophe Grébert, l’empêcheur de copiner en rond et blogueur célèbre.

Dans le doute et histoire de parer à toute éventualité, je vous retranscrit ici l’intégralité de son post de blog relatif à cette affaire sordide, qui, je l’espère, n’en restera pas là...

Cette article est publié originellement à l’adresse http://www.monputeaux.com/2011/11/residence-etudiants.html

J’ai visité hier, en compagnie de la conseillère municipale d’opposition Sylvie Cancelloni, la "résidence des étudiants et apprentis" de Puteaux, à l’angle des rues des Pavillons et Jean Jaurès. Il s’agit d’une résidence de luxe avec réception et gardien, 48 studios meublés et équipés pour des surfaces comprises entre 28 à 37 m2 (source : Site de la ville de Puteaux). Ces studios sont loués aux alentours de 300 euros par mois à des jeunes étudiants putéoliens visiblement très satisfaits des prestations offertes.

L’attribution de ces logements est l’exclusivité du maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Seule condition : avoir le statut étudiant. Le revenu des parents n’est pas pris en compte.

J’ai constaté sur place que ces logements profitent (pas seulement, mais notamment) à des enfants d’élus UMP. La fille d’un maire-adjoint et haut fonctionnaire, logeant lui-même en HLM, y habite. On y trouve également des militants ou des enfants de militants et responsables de la section UMP de Puteaux.

Mais le plus surprenant dans cette "résidence des étudiants et apprentis" est que les 9e et 10e étages constituent un seul et même logement d’environ 150 m2 avec de grandes terrasses.

Ce duplex, qui profite d’une vue exceptionnelle sur le bois de Boulogne, la Seine et Paris, est loué aux alentours des 1.000 euros, soit le quart du prix du marché.

Cet appartement est actuellement occupé par la directrice de cabinet (un poste politique) du maire de Puteaux et par son époux. "Il ne s’agit pas d’un appartement de fonction. Mon mari et moi-même sommes titulaires d’un bail. Nous payons un loyer, soumis à l’augmentation annuelle, les charges, les taxes et les fluides. Il s’agit d’un appartement de 5 pièces, que nous occupons avec nos 4 enfants’", m’écrit Marie-Aude BAILLY-LE BARS.

Madame Bailly-Le Bars tient par ailleurs à préciser la chose suivante : "Nous ne tolèrerons aucun propos ni aucune information déformée, mensongère ou calomnieuse ou attentatoire à notre vie privée. A défaut nous engagerions des poursuites immédiates contre son auteur ; nous adressons donc une copie de cette correspondance à notre conseil, Maître Philippe SARDA, avocat au barreau de Paris, qui est informé de votre demande et de cette réponse".

Mais si justement ce logement n’est pas un appartement de fonction, il devrait être soumis au prix normal du marché. Or, ce n’est pas ici le cas. Par ailleurs, la menace de poursuites judiciaires et la transmission de ma demande écrite à un avocat sont une réaction exagérée par rapport à une situation normale.

Enfin, je précise que lors de notre visite de la résidence des étudiants, Sylvie Cancelloni et moi-même avons fait l’objet de menaces verbales et physiques du mari de Madame Bailly-Le Bars.

Sans aucune raison, celui-ci nous a violemment ordonné de quitter l’immeuble. Il m’a bousculé et pris mon téléphone avec lequel je tentais d’enregistrer ses menaces. Ma collègue élue a également été bousculée. Face à une personne qui nous paraissait dangereuse, le gardien de l’immeuble a - à notre demande - alerté la police nationale

L’annonce de l’arrivée de la police a calmé notre agresseur : Il m’a rendu mon téléphone et est rentré chez lui, sans que nous ayons eu à quitter l’immeuble comme il nous l’ordonnait illégitimement.

Ce comportement est inacceptable, mais révélateur de l’ambiance délétère produite par l’actuelle majorité UMP de Puteaux.

Le cas échéant, je veux bien aller devant un tribunal pour témoigner de cela. Nous parlerons aussi liberté d’informer et prix du marché immobilier. Si j’ai des nouvelles de "Maître Philippe SARDA, avocat au barreau de Paris", je vous en informerai.

Christophe Grébert

ILS EN PARLENT :

- Arrêt sur Images,
- Mediapart,